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L'entreprise Crezé restaure le kiosque du Thabor
Ouest-France
20 octobre 2010

L’entreprise Crézé restaure le kiosque du Thabor

L’histoire

L’entreprise Crézé vient de fêter ses 113 ans. Un âge honorable pour cette société fondée à Rennes, rue de Penhoët, et installée, depuis 1990, dans la commune. Avec le temps, la réputation de l’entreprise s’est impo­sée. Elle a des chantiers de rénova­tion, en ferronnerie ou en installation de verrières acier et inox partout à tra­vers le monde du Japon aux États- Unis. L’entreprise bretonne intervient aussi à Paris place Vendôme, au Pa­lais Garnier, à Matignon ou encore au Conseil d’État. À Rennes, elle a réalisé, pour l’artiste canadien Michel de Broin, le drôle d’escalier tournant de sept mètres de haut et de huit tonnes d’acier exposé à la biennale d’art contemporain en juillet dernier.

Sauvegarder l’esprit de métier

Jusqu’à fin novembre, une partie de l’équipe travaille à la réfection du kiosque du Thabor. Une commande dans la logique de celle qui l’avait amenée, en 2009, à restaurer le portail en fer forgé, conçu par l’architecte Jean-Baptiste Martenot, séparant le parc Lucien-Rose de celui du Thabor.

Ce succès, Rémy Crézé l’explique simplement. « Pour vivre et pouvoir être transmise, une entreprise ar­tisanale a besoin de conserver et améliorer ses compétences. Nous avons fait le choix de redonner aux hommes de métier le temps d’exer­cer leur art en créant un pôle ad­ministratif de 4 personnes. Ils peu­vent ainsi se consacrer à la matière, leur véritable travail, celui qu’ils ont choisi. La véritable tradition n’est pas de refaire ce que les autres ont fait, mais de retrouver l’esprit qui a fait ces choses. Ici, on veut sauve­garder l’esprit de métier ». Un esprit qui plaît à Martin Loste, 24 ans, res­ponsable du chantier du Thabor.

« Plusieurs corps de métiers in­terviennent sur cette rénovation. Lorsque la toiture, pesant 5 tonnes, a été déposée nous nous sommes aperçus que les 8 poteaux la soute­nant tenaient par miracle. Nombre d’écrous étaient cassés, la stabilité de certaines consoles n’était plus assurée. Il y a eu des mauvaises surprises mais nous avons aussi appris beaucoup des techniques de nos anciens. Nous avons intégré cet esprit dans notre travail. »